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Accueil Autoweb > Essais routiers > Seat > Essai Seat Exeo 2.0 TSI et 2.0 TDI 143Librairie Seat Seat Exeo 2.0 TSI et 2.0 TDI 143 : Essai La Seat tirée A4 épingles Bien longtemps après la Toledo deuxième du nom, Seat lance l'Exeo, berline statutaire et cossue destinée à concurrencer les Renault Laguna et autres Peugeot 407. De quoi permettre à la marque espagnole de conquérir une clientèle plus huppée, grâce à cette nouvelle voiture. Nouvelle ? Seulement sur le papier ! Seat, intégrée au groupe Volkswagen, profite depuis de nombreuses années déjà de transferts de technologie. Là dessus, personne ne trouve rien à redire tant que chaque marque cultive ses différences. En effet, une Ibiza ne ressemble en rien à une Volkswagen Polo ou à une Skoda Fabia, bien que toutes partagent la même plate-forme et les mêmes moteurs. Mais cette fois, la synergie de groupe semble atteindre ses limites… Regardez bien cette nouvelle Exeo : ne vous rappelle-t'elle rien ? Cet air de déjà vu est à mettre au crédit d'une certaine Audi A4, du moins l'ancienne version lancée 7 ans auparavant et disparue du catalogue en 2008. C'est certes tout bénéfice pour Seat qui voit là une opportunité en or de proposer à peu de frais une auto de standing, déjà largement éprouvée, sur le segment porteur M2 (18% de part de marché en France). Mais quand est-il du client Audi qui lui, a payé au prix fort son A4 ? Il va certainement apprécier la démarche ! Le pire est qu'au marketing de Seat, on ne doute de rien en nous présentant cette nouvelle Seat qui se contente, je cite d'utiliser une plate-forme du groupe connue. Un peu plus de transparence aurait sans doute permis d'apaiser les esprits lors de la conférence de presse, car avec plus de 70% de pièces communes avec l'A4, personne n'est dupe. Il suffit d'observer de profil l'auto pour reconnaître aisément la berline Audi. Dès lors, limiter volontairement le débat autour d'une simple plate-forme paraît bien réducteur... Vous avez dit langue de bois ? Le plus drôle est que Seat insiste sur le délai de développement record de cette Exeo: seulement 23 mois. Ils sont forts ces espagnols, car voilà sans nul doute une remarquable prouesse technologique en matière d'automobile. Sauf que 23 mois, cela paraît finalement bien long pour changer la calandre et les optiques ! A défaut de jouer la carte émocion, comme ils disent chez Seat, cette Exeo au style consensuelle devrait au moins plaire au plus grand nombre. Mais ce développement est-il peut être justifié par l'adoption d'un intérieur inédit, repensé de A à Z ? Et bien même pas, puisque mis à part le logo présent sur le volant, l'Exeo reprend sans vergogne toute la planche de bord de l'A4 cabriolet ! Mais cet art de faire du neuf avec du vieux a au moins une vertu: cette planche de bord austère a le mérite d'offrir une finition remarquable, inconnue jusqu'alors chez Seat. Tout est intuitif, propre et bien à sa place, avec une mention spéciale pour les matériaux utilisés, cossus et bien assemblés. Cet environnement feutré donne l'envie d'abattre sereinement les kilomètres, surtout que la dotation de série, très riche dès l'entrée de gamme Référence, participe pleinement au bien-être à bord. Pour la sécurité, l'Exeo offre de série pas moins de 7 airbags, l'ABS, un antipatinage et l'ESP. Mais les équipements de confort sont aussi au rendez-vous, avec une climatisation bizone, une radio-CD MP3, un ordinateur de bord et bien sûr tous les dispositifs électriques que l'on est en droit d'attendre d'une auto moderne (direction assistée, les 4 vitres et les rétroviseurs…). Enfin, le look n'est pas en reste avec la présence d'antibrouillards. Pour avoir le droit aux jantes en alliage 16" de série, il faudra opter pour la finition supérieure, baptisée Style. Cette finition gagne le radar de recul, un capteur de pluie et de lumière, l'indicateur de pression des pneus, des inserts en bois, un volant cuir multifonction et même un pare-brise à double épaisseur pour soigner l'isolation phonique. Plus dynamique reste la finition Sport, qui repose elle aussi sur l'entrée de gamme Référence, mais qui se distingue notamment par l'adoption de jantes alu en 17". Une monte généreuse qui équipait notre modèle d'essai, motorisé par le volontaire 2.0 TSI de 200 chevaux. Cette dernière, identifiable grâce à ses deux sorties d'échappement chromées, se pose comme le haut de gamme en essence, même si le gros des ventes se fera immanquablement en diesel. Sur ce point, bonne nouvelle puisque l'Exeo dispose exclusivement de blocs modernes. Injection directe par rampe commune pour les moteurs essence comme pour les diesels. Au rayon essence, outre notre 2.0 TSI, l'offre comprend un 1.8 TSI de 150 ch et un 1.6 de 102 ch. En diesel, on trouve un 2.0 TDI décliné en trois niveaux de puissance : 120, 143 et 170 ch. Tous ces blocs sont couplés pour l'heureà une boîte mécanique à 6 rapports, bien guidée et correctement étagée, en attendant prochainement une Multitronic. Enfin, outre une version break baptisée Avant, pardon ST, l'Exeo pourrait bien recevoir des blocs encore plus volontaires comme le laisse indiquer le compteur de vitesse de notre version, gradué de manière très optimiste jusqu'à… 280 km/h ! Pourquoi pas un noble V8 4.2 avec une transmission intégrale dont nous tairons le nom ? Pour l'heure, contentons-nous de notre 2.0 FSI, fort de 200 ch… Honnêtement, il a fallu jeter un coup d'œil sur la fiche technique pour vérifier car ce bloc, bien que volontaire et agréable, donne plutôt l'impression de ne disposer que d'une écurie de 160 ch. Pourtant, les reprises sont flatteuses et la consommation moyenne en rapport avec la puissance annoncée, de l'ordre de 14 litres en ayant le pied lourd. Ce moteur a au moins le mérite de mettre en avant le comportement routier, très correct dans l'ensemble. La Seat Exeo reste toujours saine et efficace, même si quelques trépidations se font perceptibles avec des remontées dans le volant. Il faut dire que la monte de 17 pouces qui équipait notre modèle n'arrange sans doute pas les choses. Enfin, une rapide prise en main d'une 2.0 TDI 143 nous a permis de vérifier les bienfaits apportés par la rampe commune. L'agrément de conduite est réel, avec un couple généreux délivré dès les plus bas régimes, tandis que les claquements qui caractérisaient les TDI à injecteurs-pompes ne sont plus qu'un lointain souvenir. En outre, la consommation moyenne devient cette fois très correcte: de l'ordre de 7.5 L/100 km. Mais le meilleur argument de cette Seat Exeo reste ses tarifs très attractifs, puisqu'à dotation comparable elle s'affiche à près de 3.000 € de moins qu'une Renault Laguna, et plus de 10.000 € de moins que la vraie Audi A4. Une aubaine pour ceux qui cherchent une auto fiable et de qualité, car Seat propose mine de rien la première auto de standing low-cost: voilà une vraie innovation ! C'est sans aucun doute la meilleure offre du marché à ce niveau de prestations...
Seat Exeo 2.0 TSI et 2.0 TDI 143 : Fiche technique
Seat Exeo: voir aussi... Site officiel du constructeur : Seat Les fiches techniques des concurrentes : Citroen C5 3.0 V6 Citroen DS5 THP 200 Ford Mondeo III 2.0 SCTi EcoBoost 203 Honda Accord VIII 2.4 i-VTEC Auto Lexus IS 250 Auto Mercedes Benz W204 C200 Kompressor Volvo S60 2.0T Aucun avis posté sur Seat Exeo 2.0 TSI et 2.0 TDI 143 |