9580 fiches techniques
588 essais
13 visiteurs sur le site

Tapez un mot. clé (exemple : HDI, Golf)

 fiat turbo
 dodge 212 coupé
 corvette c3
 hdi
 clio
 golf

Inscrivez-vous à notre newsletter
Adresse email :

Inscription
Désinscription

Question de sécurité :
en quelle année sommes nous ?
en 4 chiffres :



Derniers essais Aston Martin Flux RSS essais 


Dernières fiches techniques Aston Martin Flux RSS fiches techniques 
Accueil Autoweb > Essais routiers > Aston_Martin >

Essai Aston Martin V8 Vantage N420


Librairie Aston Martin


Aston Martin V8 Vantage N420 : Essai

Il y a des essais que l’on attend avec impatience ! Mes yeux sont rivés sur ma montre et j’ai la certitude que je n’arriverai pas en retard à mon rendez-vous. L’heure de partir approche, je vérifie que je suis bien en possession de mon permis de conduire et je décolle ! L’excitation est à son comble et il y a de quoi. Aujourd’hui, je n’essaye ni une citadine à 3 cylindres, ni un monospace « dieselisé »… J’ai rendez-vous avec une belle anglaise dotée d’une mécanique bien plus noble : l’Aston Martin V8 Vantage N420.

Aston Martin V8 Vantage N420

La belle nous séduit dès le premier regard. Ses lignes sont majestueuses et n’ont pas pris une seule ride. La N420 - une série limitée à… 420 exemplaires - se distingue du reste de la gamme grâce à sa plaque numérotée, ses jantes spécifiques à 10 bâtons et à l’usage de fibres de carbone. La Vantage N420 est particulièrement élégante et démontre une nouvelle fois que le mauvais goût n’a pas sa place à bord d’une Aston Martin. Ce constat prévaut également pour l’habitacle qui profite d’un design tout aussi soigné que l’extérieur. Le cuir est un invité de marque à bord. Sièges, volant, planche de bord… il est même omniprésent mais présente déjà quelques signes d’usure. Notre exemplaire d’essai n’affichait pourtant que 20 000 km... Exception faite de ce détail, la finition est d’un bon niveau, sans pour autant atteindre la rigueur des germaniques. Mais cela importe finalement assez peu et, quoiqu’un peu intimidé par la bête, je pénètre humblement à son bord.

Aston Martin V8 Vantage N420

Assis au ras du sol, je suis bien installé dans mon siège baquet. La position de conduite est jouissive ! Elle me donne d’ailleurs envie de faire rouler cette belle machine. Je me décide donc à appuyer sur le bouton magique qui permet d’éveiller les 8 cylindres de notre anglaise. A l’instar du Docteur Jeckyll, cette mécanique forte de 426 ch à 7300 tr/min a deux visages. Silencieuse au ralenti et en deçà de 3000 tr/min, l’Aston Martin V8 Vantage N420 se montre particulièrement douce. Son couple de 47,9 mkg à 5000 tr/min fait merveille. Pour les premiers tours de roue je roule tranquillement, boite calée sur Drive. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Aston n’est pas une adepte de l’automatisme. En effet, ce mode n’est pas un exemple de douceur et génère quelques petits à-coups. Fort heureusement, le mode séquentiel se montre bien plus doux et s’accommode fort bien d’une conduite coulée.

Aston Martin V8 Vantage N420

Le moteur étant arrivé à température, je me décide à passer aux choses sérieuses. Et là, nouvelle déception. Le V8 n’est absolument pas en cause. La cavalerie affiche une forme olympique et la voiture répond aux moindres sollicitations du pied droit tout en flattant l’oreille des heureux passagers. En revanche, la boîte de vitesse n’est, une nouvelle fois, pas à la hauteur. La lenteur et le manque de progressivité du mode séquentiel en conduite sportive sont désolants. Chaque changement de rapport fait sursauter la voiture obligeant ainsi le conducteur à soulager les gaz lors des fortes accélérations. Vous avez dit frustrant ? Et bien vous auriez bien raison car le V8 et ses 426 ch mériteraient d’être secondés par une unité bien plus en rapport avec les standards actuels.

Aston Martin V8 Vantage N420

Cette luxueuse GT reste néanmoins très agréable à piloter. Passé 3000 tr/min, le 4.7 distille de très bonnes sensations. La V8 Vantage N420 n’est certes pas la sportive ultime et les productions de Maranello se montrent sans doute plus jouissives à piloter. Néanmoins, cette version N420 (N pour Nurbugring) se veut plus affutée que la version standard. Les ingénieurs britanniques sont parvenus à tirer une poignée de chevaux supplémentaires tout en allégeant la voiture de 27 kg. Le résultat est vraiment convaincant, le moteur en redemande sans arrêt et bien naturellement on ne se fait pas prier pour le (et nous) satisfaire. Cette vigueur mécanique se confirme chrono en main. Le 0 à 100 km/h est revendiqué en 4.9" et la vit